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SYLVERT LE JEUNE ARTISAN QUI JONGLE ENTRE ÉTUDES ET TRAVAIL - CEATE

SYLVERT LE JEUNE ARTISAN QUI JONGLE ENTRE ÉTUDES ET TRAVAIL

La rencontre de Sylvert avec l’artisanat n’a d’abord pas été une affaire de passion mais davantage un mariage de raison. Face aux difficultés qu’il connaît pour subvenir à ses besoins et payer ses frais d’écolage, il se cherche une activité pouvant lui assurer un revenu. Dans son quartier vit un ami artisan. Sylvert prend le parti de le solliciter et d’apprendre le métier par ses bons soins. Le jeune apprenti passe un an en compagnie de ce « sauveteur » qui l’aide à intégrer les différentes techniques de travail des matériaux que sont le plastique, le corne, les os, la fibre de coco, etc.

Un an plus tard, il décide de continuer seul.Sylvert Milthiade est bijoutier et accessoiriste. Pas comme les grands joailliers, mais ses produits artisanaux connaissent leur petit succès. Il pratique cet art depuis 2006 quand il décide de ne pas être un crève-la faim  et de trouver un moyen honnête de gagner sa vie, subvenir à ses besoins et payer ses études. Aujourd’hui, il étudie la communication et les sciences informatiques parallèlement à la pratique de son talent. Pour cette 12e édition de Carifesta en Haïti, le jeune artisan expose ses créations du 21 au 30 août au Grand Market au stand de CEATE. Comment en est-il arrivé à concilier études, création et vente de ses produits ?

Photo 1. Sylvert Milthiade au stand de CEATE.Photo 1. Sylvert Milthiade au stand de CEATE.

Depuis, il partage son temps entre ses études et son travail d’artisan. Il va à la fac dans la matinée et se consacre l’après-midi entre 13 heures et 17 heures à confectionner des bijoux et autres objets. Le nouveau talent crée des enseignes lumineuses, des bracelets, des horloges, des barrettes, des colliers, etc.

En dépit de la concurrence dans ce secteur, Sylvert assure tirer son épingle du jeu. Il travaille d’ailleurs, depuis quelque temps, dans un atelier-boutique qu’il partage avec d’autres artisans au 47 rue Capois, à côté du Rex Théâtre.

Photo 2. Quelques pièces aux couleurs nationales.
Photo 2. Quelques pièces aux couleurs nationales.

S’il est venu à l’artisanat par la force des choses il certifie cependant vouloir en faire son champ d’activité de manière durable. Sylvert explique, par exemple, s’être inscrit en sciences informatiques afin d’être à jour avec les tendances du marché, savoir ce qui se fait en Chine et mettre l’informatique au service de la production artisanale. En cherchant à sortir des sentiers battus et à pratiquer un artisanat en phase avec son temps,  il est clair que le créateur a de la suite dans les idées. On ne peut que lui souhaiter du succès dans son entreprise.Plusieurs de ses articles mettent en avant les couleurs du bicolore national. Selon ses dires, ces produits sont particulièrement prisés des haïtiens vivant à l’étranger qui rentrent au pays pendant les vacances d’été. La période de mai à septembre lui assure ses meilleures ventes. Il a déjà pris part à maintes expositions dont Artisanat en fête, édition 2013.

Yves Mozart Réméus