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GUINEL, L’ARTISAN AUTODIDACTE - CEATE

GUINEL, L’ARTISAN AUTODIDACTE

Guinel Salnave naît à Port-Margot dans le Nord. Il n’a pas de frères mais a trois sœurs. Il va à l’école dans sa région jusqu’à la Rhéto. Rentré à Port-au-Prince poursuivre ses études, il y vit depuis et présentement, étudie les sciences juridiques. Il fabrique des produits d’artisanat depuis 2007. Au départ, il ne maîtrise que la réalisation de tableaux ornementé de Baneco. Maintenant, il réalise des bijoux avec des matériaux aussi divers que le bois et le métal. Pendant les festivités liées au Carifesta XII, il expose, du 21 au 30 août, ses créations au Grand Market, au stand de CEATE.

Du plus loin qu’il se souvienne, Guinel s’est toujours intéressé à l’art. En 2007, il a la chance de fréquenter des artisans qui travaille avec les feuilles de bananier et de vétiver pour faire ce qu’on appelle le Baneco, l’artisanat d’art qui consiste, en Haïti, à découper et disposer sur un support de façon décorative des feuilles séchées et préparées. Après les avoir observés au travail, et leur ayant demandé quelques explications sur la préparation des feuilles, il tente cet art à son tour. Après maints tâtonnements, il finit par maîtriser la technique. Ces créations en Baneco sont des cadres pour photo ou des représentations de sites historiques haïtiens comme la citadelle, des maisons du style Gingerbread ou des fleurs.

Photo 2. Une cliente prenant la pause devant les créations de Guinel.
Photo 2. Une cliente prenant la pause devant les créations de Guinel.

Dans un premier temps, il passe par l’Office national des arts pour écouler ses produits. Par la suite, l’Office l’invite à participer à la foire annuelle tenue dans les jardins de la faculté d’Agronomie à Damiens, le 1er mai. Au cours de ces foires, il se rend compte que le segment bijoux dans les produits artisanaux est très apprécié par la clientèle. Il se convainc alors d’apprendre à en réaliser. Il reprend sa démarche d’apprentissage préférée, c’est-à-dire, l’observation.

Ainsi, par essais erreurs, il en vient à savoir travailler l’acajou, le chêne, le métal, le plastique, la fibre de coco, le macramé.

Guinel s’occupe d’autres activités le jour comme les études ; il travaille la nuit, du lundi au vendredi, entre 20 heures à minuit et de 9 heures à 17 heures les samedis. Son travail témoigne d’une étonnante richesse dû à la variété des matériaux qu’il utilise ainsi qu’à sa capacité à intégrer continuellement à sa pratique de nouvelles techniques.

Yves Mozart Réméus